12 juin 2010
Surfacturation du tas de ferraille inauguré à Nice par Sarkozy
Le prix d'un kilogramme d'acier
se situe actuellement à environ un euro. Les poutres métalliques
couvertes de rouille édifiées sur le parking Sulzer et approuvé
unanimement en tant qu'oeuvre d'art par le conseil municipal de Nice,
pèsent 55 tonnes ! Sans tenir compte de la soit disant symbolique
artistique ( neuf barres pour neuf vallées du comté de Nice alors que
cette chose a été conçu en 2007 et n'était au départ absolument pas
destinée à défigurer Nice ), le prix réel de ce tas de ferraille est
donc de:
55000 Kilogrammes multipliés par 1 euro = 55000 euros !
Il arrive que de richissimes collectionneurs spéculent
sur des oeuvres d'art étranges en leur donnant une valeur que l'on peut
trouver inappropriée. Cela n'engage que leurs fonds propres et libre à
eux d'acheter tout et n'importe quoi et à n'importe quel prix, ça
n'engage qu'eux ! Dans notre cas, l'acquéreur n'est autre que le
contribuable niçois à qui on s'est bien gardé de demander l'avis. Les
niçois estiment-ils par les temps qui courent opportun de financer par
leurs impôts un tas de ferraille Stalinien de trente mètre de haut qui
de plus est censé célébrer leur asservissement?
Au nom de quoi les
niçois devraient-ils débourser deux millions d'euros (officiellement)
pour cette chose ignoble qu'ils n'ont jamais demandé?
D'ailleurs qui
est le fou qui a évalué le prix de neuf poutres en ferraille brute à
deux millions d'euros?
Sûrement quelqu'un qui n'a jamais gagné son
pain à la sueur de son front...
02 mai 2010
Sarkozy ou le retour de Napoléon III: Etrange similitude !
Que peut-il ? Tout.
Qu’a-t-il fait ? Rien.
Avec cette pleine puissance,
en huit mois un homme de génie,
eût changé la face de la France,
de l’Europe peut-être.
Seulement voilà, il a pris la France
Et n’en sait rien faire.
Dieu sait pourtant que le Président se démène :
il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ;
ne pouvant créer, il décrète ; il cherche
à donner le change sur sa nullité ;
c’est le mouvement perpétuel ; mais, hélas !
Cette roue tourne à vide.
L’homme qui, après sa prise du pouvoir
a épousé une princesse étrangère
est un carriériste avantageux.
Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots,
ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.
Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.
Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse.
Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit
et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme,
il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise.
On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds,
lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue !
Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde,
d’un homme médiocre échappé.
Victor Hugo, « Napoléon, le petit »
